Réglage de la pression d'un surpresseur : la méthode complète
Un surpresseur bien réglé démarre au bon moment, s'arrête à la bonne pression et ne cycle pas en rafale. Tout se joue sur trois valeurs.

Les trois pressions à connaître
- Pression de gonflage de la vessie (air, pompe à l'arrêt et circuit vidé).
- Pression de démarrage (la pompe se relance quand la pression tombe à ce seuil).
- Pression d'arrêt (la pompe s'arrête une fois cette pression atteinte).
La règle d'or du gonflage de vessie
La pression d'air de la vessie doit être réglée environ 0,2 bar en dessous de la pression de démarrage. Exemple : démarrage à 1,5 bar → vessie gonflée à 1,3 bar. C'est le réglage le plus souvent négligé, et pourtant la cause n°1 des démarrages en rafale.
| Pression démarrage | Gonflage vessie conseillé | Pression arrêt typique |
|---|---|---|
| 1,5 bar | ~1,3 bar | 3,0 bar |
| 1,8 bar | ~1,6 bar | 3,5 bar |
| 2,0 bar | ~1,8 bar | 3,5–4,0 bar |
1. Régler la vessie (à froid, circuit vidé)
- Coupez la pompe et ouvrez un robinet pour vider la pression d'eau.
- Repérez la valve de gonflage (type valve de pneu) sur le ballon.
- Mesurez la pression d'air au manomètre ; ajustez avec une pompe à main ou un compresseur.
- Visez 0,2 bar sous la pression de démarrage souhaitée.
2. Régler le pressostat
Le pressostat porte souvent deux vis : une grande (P, pression générale) et une petite (ΔP, différentiel entre marche et arrêt).
- Vis P : règle le couple de pressions global (monte/descend les deux seuils).
- Vis ΔP : écarte ou resserre l'écart marche/arrêt.
- Procédez par petits quarts de tour, pompe en marche, en lisant le manomètre.
- Vérifiez plusieurs cycles complets avant de valider.
Vérifier le résultat
Un bon réglage se traduit par : une pression confortable au robinet, des cycles de plusieurs dizaines de secondes (pas de démarrage toutes les 2 secondes), et un arrêt franc quand tous les robinets sont fermés.